Parcs et jardins

Jardin des plantes, les serres

Elévation, plan d’ensemble et coupes des serres chaude et tempérée et du jardin d’hiver.1895
L'existence des serres est liée à l'école de botanique, elles permettent en effet d'assurer la conservation des plantes non rustiques. Afin de gérer ces volumes de façon cohérente, les végétaux ont été regroupés selon leurs affinités. sont autant de jalons marquant le décor et l'histoire du lieu.

Le palmarium

En commençant par le palmarium, la plus ancienne des serres, 1895, conçue à l’origine pour montrer des plantes sauvages provenant du Gabon et du Jardin de Saint-Pierre en Martinique, elle a longtemps accueilli des espèces tropicales, surtout horticoles. Ce n’est que depuis une trentaine d’années que ces serres sont devenues un véritable « laboratoire » dédiée à l’écologie tropicale, on y cultive dorénavant des plantes des forêts équatoriales (épiphytes, lianes).
T° 18-23°C
-> Construit par Etablissements Guillot-Pelletier d'Orléans sous la direction de Paul MARNY, alors directeur du Jardin des Plantes. Inauguré en 1896, totalement restauré en 1998.

L'Orangerie

L'Orangerie, l’orangerie arbore une allure quelque peu austère en raison de sa conception aux lignes très rectilignes. D’environ 8 mètres sous plafond, elle offre la possibilité d’accueillir pendant la période hivernale des plantes « dites d’orangerie » en caisse et de grande taille, tels que phœnix, yuccas, orangers, etc.
T° 12-22°C

En raison de l’évolution des activités du Jardin des Plantes, l’orangerie est accueille également des ateliers pédagogiques à vocation botanique et destinés aux scolaires des classes primaires nantaises.
-> Sa construction, initiée par Paul Marny, alors directeur du Jardin des Plantes, a été achevée en 1900, après la mort de celui-ci.

La serre équatoriale de culture

Une des deux serres qui encadrent l'orangerie est la serre équatoriale de culture, consacrée aux plantes épiphytes qui ont la particularité de se développer sur les troncs d'autres végétaux : plantes d'Afrique Tropicale et d'Asie. Le procédé original de culture mis au point à Nantes permet d'obtenir un développement optimal de ce type de végétaux.
Véritable sanctuaire de botanique tropicale humide cette serre permet de multiplier, cultiver, conserver, étudier une grande diversité d’espèces de plantes épiphytes notamment, provenant d’Asie, d’Afrique, de Guyane et de Guadeloupe.
Serre non accessible au public
T° 18-23°C
-> Construite vers 1898, restauration achevée en 2010.

La serre tropicale d'exposition

La seconde, elle aussi attenante à l'orangerie, est la serre tropicale d'exposition. Elle accueille les visiteurs en accès libre qui peuvent découvrir dans une ambiance semi-naturelle, des plantes tropicales issues des collections des serres du jardin des plantes et du Grand Blottereau
Accès libre pendant les heures d’ouverture de l’accueil, utilisation d’un digicode dont le code doit être demandé auprès de l’Accueil.
T° 18-23°C
-> Construite vers 1898, restauration achevée en 2011.

La serre des milieux arides

Un ensemble de trois serres est adossé au mur qui sépare le jardin de la rue Gambetta:
T° 8-45°C

La serre centrale abrite les plantes africaines et de Madagascar.
Les ailes latérales s'lllustrent par de riches collections de cactées.
-> Sa construction date de 1981, elle a été assurée par les ateliers municipaux. La partie centrale en forme de coupole provient d'une récupération. Ce Jardin d'Hiver datant du début du siècle dépendait d'une maison bourgeoise sise Rue Paul Bellamy. En 1978, l'ensemble doit être démoli pour faire place à une importante opération immobilière. Le Service des Espaces Verts ayant réussi à convaincre le promoteur de la valeur de la serre, celui-ci autorise la récupération.
La charpente métallique, malgré les années, est encore en excellent état. Après un démontage et numérotage soigné, elle est sablée et schoopée puis stockée en attendant une opportunité d'utilisation.
Celle-ci se présente lorsqu'en 1979 meurt André Camboulive. Cet homme discret est pourtant considéré dans les milieux cactophylles comme un spécialiste de niveau international. Dans son jardin, Route de la Jonelière où il a construit et bricolé, des serres sommaires, il enrichit et conserve une collection de succulentes et de cactées rivalisant par sa diversité et certains spécimens rares avec les grands jardins spécialisés européens.
Au terme de sa vie, voulant assurer la pérennité de son oeuvre, il confie ses chères protégées à la Ville de Nantes. La donation, près de 3.000 plantes, est d'importance et les serres disponibles ne permettent pas de l'abriter dans de bonnes conditions. C'est l'occasion pour la municipalité de décider de restaurer le jardin d'hiver et de le compléter par deux serres latérales, soit en tout une surface de 300 m² inaugurée le 23 Février 1983 en présence de Madame Camboulive.
A la suite de la réorganisation de la collection, l'ensemble a été consacré aux cactées et succulentes du continent américain.

La serre de l'Ile aux palmiers

La serre de l'île aux palmiers est la dernière acquisition du jardin, sa construction a en effet été achevée en juin 2013. Elle était à l'origine destinée à un jardin privé et proposée à la vente sur un site dweb de vente aux enchères. Elle a pour vocation d'accueillir chaque après-midi dans une ambiance subtropicale le public afin de lire, manger, travailler ou tout simplement se reposer. Elle est située au centre du Jardin.
T° 10-25°C
-> Une nuit de juin 2010, un jardinier découvre la mise en vente sur un site d’enchères en ligne spécialisé dans le patrimoine une serre réalisée durant la même période que la serre principale du jardin des plantes (fin XIXème siècle) : Le Palmarium, mais surtout par le même constructeur : Guillot-Pelletier, identifié par un macaron signé sur la porte. Le directeur du jardin des Plantes alerté, tout va alors très vite : une expertise de la qualité de la structure est lancée par une entreprise spécialisée (serre et ferronnerie d’antan) et par des agents métalliers de la Ville lors d’une visite dans la Creuse chez l’antiquaire qui avait démonté cette structure dans un manoir privé dans la Sarthe. La qualité de la structure et l’opportunité exceptionnelle d’acquérir ce joyau vont convaincre définitivement la Ville d’acheter cette serre. C’est notamment après la venue de Michel Racine, historien des jardins, professeur à l’école du paysage de Versailles, auteur de nombreux ouvrages sur les jardins et grand spécialiste des jardins du XIXème que son emplacement définitif est acté sur l’île. De plus, en consultant les anciens plans du jardin, on découvre que cette île sur laquelle il ne reste que de la pelouse s’est autrefois appelée " île aux palmiers ".

La serre des Canaries

La serre des Canaries est une serre adossée à un mur exposé au Sud et construite selon les principes des premières serres vitrées du début du 19ème siècle. Elle est située à l'angle Nord Est du jardin. Depuis de nombreuses années, cette serre permettait d’abriter pendant la période hivernale nombre de plantes subtropicales et de régions méditerranéennes, de petite taille, qui transhumaient dans les massifs de collection du jardin des Plantes dès la venue du printemps. Se côtoyaient ainsi, pêle-mêle : cactus, agaves, dombéyas, aloès, etc.
Le Jardin des Plantes de Nantes possèdant depuis de nombreuses années une collection originale en France de plantes endémiques des Canaries dont les semences avaient été prélevées dans la nature, l'idée est alors venue de présenter au public ces végétaux en les regroupant selon 4 milieux spécifiques de ces archipels, comme la laurisylve. Des échanges avec le Jardin Botanique de la Grande Canarie et son directeur ont permis de compléter la collection et de présenter certains végétaux rarissimes dans la nature. En arrière-fond, des gravures issues d'un ouvrage de plus de 150 ans prêté par le Muséum d'histoire naturelle de Nantes montrent que ces plantes aux formes étonnantes ont très tôt attiré la curiosité des explorateurs.
Depuis sa restauration, les 3 compartiments accueillent respectivement : des plantes du Pérou, des cactus et autres hivernés sur des étagères, puis au centre des plantes des Canaries et à l’extrémité orientale, une serre de multiplication.
La serre de Canaries est accessible librement pendant les heures d’ouverture de l’accueil grâce l’utilisation d’un digicode (code à demander auprès de l’Accueil)
T° 10-45°C
-> Restauration 2013-2014.

La serre François Delarozière

La serre François Delarozière est une petite serre abritant un cabinet de curiosités où se côtoyent des végétaux, objets, instruments de laboratoire et aquarelles, planches d’herbiers relatant entre-autres, les voyages scientifiques de l’Aéroflorale dans les différentes capitales vertes européennes qui ont précédé Nantes. Cette petite « serre volante » est accompagnée d’un petit « satellite » renfermant jalousement de « redoutables plantes carnivores ».
T° 0-45°C
-> Imaginée par François Delarozière et construite à l’occasion du bicentenaire du Muséum de Nantes, par les ateliers de La Machine sur l’Île de Nantes. Installée au Jardin des Plantes en 2013 dans le cadre de Nantes, Capitale Verte Européenne,