

Deux des 155 pièces du "trésor" :
hache à douille
fragment d'épée
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Si en visitant le Jardin des
Plantes vous rencontrez un jardinier bêchant avec ardeur, n'y voyez rien d'autre que la
manifestation d'un zèle louable. Pourtant, qui sait s'il n'espère pas secrètement
renouveler la découverte d'un trésor comme Louis Ménard en 1867. C'est en creusant
une tranchée que ce jardinier découvre environ à 1,60 m de profondeur une poterie
grossière contenant des objets métalliques. Le brave homme voit déjà sa fortune faite,
cependant il s'empresse d'avertir le Docteur Ecorchard qui en réfère à son tour aux
autorités compétentes. Les spécialistes de l'archéologie se penchent alors sur la
trouvaille pour lui arracher ses secrets. Déception pour les nostalgiques rêvant
d'Eldorado, il ne s'agit pas à proprement parler d'un trésor. Sur les 155 objets
répertoriés, pas la moindre particule de métal précieux, rien que du bronze et encore
s'agit-il exclusivement de fragments d'objets parfois difficilement identifiables. Piètre
trésor ? Oh que non, car l'ensemble est au contraire riche d'informations qui permettent
d'affirmer qu'il s'agit d'un dépôt datant de l'âge du bronze (- 2.000 avant
Jésus-Christ). A cette époque, les ateliers métallurgiques très artisanaux se
localisent sur des sites susceptibles de fournir à la fois l'eau et le bois nécessaires
aux différentes opérations. Le fondeur ramasse au gré de ses pérégrinations tous les
morceaux de métal provenant d'objets endommagés ou usagés et les cache précieusement
en attendant de procéder à la prochaine fusion. Tous les objets provenant de cette cache, dûment nettoyés, répertoriés et
identifiés, ont été légués au Musée Dobrée les plus significatifs sont
présentés au public. |
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