
Plan de la montagne
|
En 1848, la Seconde République
est proclamée et à la Mairie, Evariste Colombel remplace Ferdinand Favre. Ecorchard perd
son protecteur et fait l'objet de nombreuses attaques. Comme à chaque période de crise,
on a une nouvelle fois recours aux chantiers publics pour donner du travail aux chômeurs,
ce sont les fameux Ateliers Nationaux. En dépit de la médiocrité de la main-d'oeuvre,
Ecorchard essaie d'occuper au mieux ce personnel occasionnel. Pour obtenir un meilleur
rendement, il constitue des phalanges de 20 hommes. Il construit une bâche pour les
semis, une autre pour les primeurs, ainsi qu'une petite serre hollandaise. Il profite
surtout des circonstances pour faire accélérer les travaux selon sa conception sans
manquer pour autant de protester de sa "bonne foi". Les terrassements pour le
monticule sont également en cours. interrogé, Ecorchard répond "si j'ai pris des
initiatives, c'est que je voyais Monsieur l'Architecte très pris par ailleurs et que j'ai
cru qu'il me laissait ce soin". Avec une certaine duplicité, Ecorchard ajoute
"il est bien entendu que les conseils de Monsieur Driollet, s'il croit en avoir
d'utiles à donner, même pour la partie paysagiste, seront acceptés avec
empressement." |
|