
Jean-Marie Ecorchard
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La création de la chaire de
botanique est décidée lors de la séance du Conseil Municipal du 5 Juin 1835. Les
candidats sont nombreux : Renoux, Leboterf, Rivière, professeur à l'Ecole d'Agriculture
à Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon), Degland, jardinier chef depuis 28 ans au Jardin de
Rennes, enfin Ecorchard, docteur en médecine. Ce dernier a étudié la botanique à
Rennes et donne les références de ses professeurs ; il précise en outre qu'il a
herborisé avec de Candolle. Après avoir vérifié les aptitudes et les références
des cinq candidats, le jury tranche en faveur de Jean-Marie Ecorchard. Celui-ci est nommé le 30 Mai 1836. Le cours inaugural de botanique a lieu le 30 Juin. Devant un aréopage de qualité,
Ecorchard présente les grandes lignes de son futur cours et fait l'apologie de la science
du végétal. Habilement, il évoque les grandes heures de la botanique et de
l'horticulture nantaise en rappelant les mérites et l'oeuvre de ceux qui y ont contribué
: maires, docteurs, pharmaciens ou professionnels. Le texte, espérons le exaustif, du
discours n'occupe pas moins de trois pleines pages dans le quotidien local "Le
Breton". Très vite en 1837, le Docteur Ecochard envisage la réorganisation de l'école de
botanique et relance le fils de Noisette sur l'exécution de son contrat tant au point de
vue de l'entretien du jardin que du programme de plantation. Dès Mars 1838, les choses
s'enveniment entre les deux hommes si on en croit le ton d'un courrier adressé au
jardinier en chef où il est reproché à celui-ci de sacrifier l'intérêt général à
son intérêt particulier. Ecorchard va même demander à Noisette de se démettre de ses
fonctions : "je suis las de vos promesses dont à peine une sur cent est mise à
exécution". Cette situation est confirmée par une lettre du maire qui, après avoir
sollicité l'avis d'Hectot, reproche à Noisette ses négligences ; il refuse de payer le
montant des travaux supplémentaires réclamés par celui-ci. Pour souligner le manque d'efficacité de Noisette, Ecorchard rappelle que grâce aux
contacts qu'il a noués au cours d'un récent voyage, il a rapporté près de 1.800
plantes dont la valeur est supérieure à la somme affectée à l'adjudicataire. Il profite de l'occasion pour souligner que les statuts du jardin de Nantes sont
inadaptés et que dans les autres villes, que ce soit Rennes, Caen, Rouen, Orléans ou
Paris, on évite tous les problèmes en confiant la direction du jardin au professeur de
botanique. |
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