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Le seconde partie de la carrière
d'Ecorchard sera plus paisible et moins fertile en rebondissements que la précédente.
Seule exception, un dernier différend avec l'architecte Driollet au sujet d'une
installation défectueuse de chauffage thermosiphon dans les serres. Progressivement, le
jardin s'installe dans le quotidien: plantations complémentaires (Garrya, Phyllerea,
Camellia, etc...), mais aussi nouveaux équipements, entre autres sanitaires et urinoirs.
On note aussi la mise en place de bancs supplémentaires, ce qui traduit la fréquentation
importante du jardin. La longueur cumulée des bancs installés représente pourtant 239
mètres, de quoi accueillir 478 personnes. Il faut compter en plus les 200 chaises de fer
qui ont remplacé des chaises de location en paille trop rapidement détériorées. Autre fait caractéristique de l'engouement des Nantais pour leur jardin, les allées
sont insuffisantes ; il faut les élargir et créer quelques salles de verdure pour que le
public puisse écouter les concerts, assis sans être dérangé. Le succès des concerts dominicaux va d'ailleurs entraîner la modification essentielle
subie par le jardin pendant cette période. Pour mieux voir et écouter fanfares et
orphéons, les mélomanes piétinent les pelouses et saccagent les massifs. Aux grands
maux les grands remèdes, pour supprimer ses traversées intempestives Ecorchard va faire
creuser une rivière qu'il agrémentera d'Ilots "propres à la présentation de
plantes marécageuses et de certaines plantes tropicales". Ces travaux terminés, Ecorchard se consacre essentiellement à la botanique mettant la
dernière main à son ouvrage destiné à l'enseignement. En 1868, il en adresse un
exemplaire au Ministre de l'Education Nationale affirmant sans complexe qu'il estimait
avoir réussi là ou Decandolle avait échoué. La "Théorie élémentaire de la
Botanique" n'aura cependant qu'un succès modeste et ne vaudra pas à son auteur la
renommée qu'il espérait. |
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