| La vie du jardinier est rythmée
par les saisons et son oeuvre est soumise aux caprices des éléments. Ceux-ci sont
tantôt bénéfiques comme le soleil et la pluie lorsqu'ils se manifestent sans excès.
Ils peuvent par contre détruire en quelques heures ou quelques semaines des années de
labeur lorsque la tempête se déchaîne ou que l'hiver est trop rigoureux. Sur ce
dernier point, il faut noter que le climat était au siècle dernier plus froid que
maintenant, ainsi qu'en témoignent plusieurs notes d'Ecorchard refusant aux glaciers et
aux restaurateurs de prélever de la glace sur les étangs du jardin afin que les
patineurs puissent s'y livrer à leur sport favori. L'hiver le plus rigoureux est sans conteste celui de 1879 - 1880. Ses dégâts ont
été évoqués précédemment. Le froid se manifeste encore en 1895 entraînant également la mort de nombreux sujets. En 1915, le 30 Mars, c'est une averse de neige tardive qui sera à l'origine d'une
série de cartes postales. Un peu plus tard, une autre tempête de neige provoque la chute
du plus vieil arbre du jardin, le pin parasol datant de l'époque des Ursulines. Plus
près de nous, les hivers de 1956, 1963, 1985 et 1986 touchent les collections arbustives
mais les arbres sont dans l'ensemble épargnés. Au chapitre des tempêtes, on note d'importants dégâts à la suite de
"l'ouragan" du 12 Novembre 1895 et du "cyclone" d'Août 1898. Le 18
Juillet 1983, c'est un orage de grêle d'une violence inouie qui frappe le jardin. Si les
écorces blessées se cicatrisent rapidement, les vitres des serres sont pulvérisées et
les plantes de collection sont hâchées par les éclats de verre. Enfin, dernière calamité météorologique peu fréquente sous notre climat
atlantique, la sécheresse. En 1976, elle a entraîné le dépérissement de nombreux
arbres. Par chance, les capacités d'approvisionnement en eau de la Ville de Nantes et les
installations d'arrosage automatique ont permis de franchir sans restrictions ni dégâts
majeurs cette période difficile. |