Histoire |

Des betteraves à sucre au goût amer
Le manque de crédits est un bon stimulant pour l'imagination et
Hectot n'en manque pas comme le prouve l'anecdote suivante : En 1812, Benjamin Delessert avait mis au point l'extraction du sucre à partir de la
betterave et depuis cette date la culture de celle-ci s'étendait rapidement. Afin
d'améliorer les ressources de son jardin, Hectot imagine alors de mettre en culture les
parties laissées en jachère et de produire de la betterave. Le résultat est concluant
puisque sur une surface de 4 journaux, Hectot récolte plus de 84.000 racines qu'il remet
à la sucrerie du département. En se basant sur le cours pratiqué à l'époque, notre
botaniste escompte un revenu de 2.520 francs. Hélas, les services financiers de la
Préfecture ne l'entendent pas de cette oreille et, au bout du compte, Hectot ne
récupère que 200 francs et s'en plaint amèrement "j'avais pourtant fait les
avances de tous les frais de culture. Avouez, Monsieur le Préfet, que ce défaut de
paiement était bien propre à dégoûter de diriger cet établissement". Dans des conditions précaires, Hectot complète ses collections et produit des
végétaux pour la pépinière. A défaut de serre chaude, il obtient en 1816 la
construction d'une serre tempérée ; celle-ci sera adossée au mur de la rue conduisant
au cimetière. |
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